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Crues et dynamique fluviale


Article publié le 3 février 2005
par GEODE

Les cours d’eau et leurs rives sont en perpétuel mouvement. En fait, c’est un équilibre plus ou moins stable qui régit la fixité du contact terre - eau, encore appelé écotone. Lors des îles sont créées, du fait de divagations, ou de méandrage, associé éventuellement à de l’alluvionnement, il est possible de voir des berges se végétaliser rapidement (5 à 12 ans), surtout si les crues sont peu fréquentes. Les espèces végétales pionnières et autres plantes dites rudérales colonisent les bancs de graviers et les îles surbaissées mais exondées. Peu à peu les alluvions s’accrochent dans ces systèmes alluvionnaires et l’île s’engraisse en même temps que pousse la végétation. De ce fait, le passage des hautes eaux et des crues a beaucoup plus de mal à se faire, et il est à prévoir des érosions latérales, en compension de la section mouillée perdue par alluvionnement et l’obstacle de la végétation. Les crues forcent donc le passage, et peuvent aller jusqu’à tout remettre en cause, et revenir au point de départ : soit les berges sont fortement érodées, soit les îles sont décapées, ou les deux... Et le cycle repart donc sur de nouvelles bases. Les photos qui accompagnent ce texte illustrent parfaitement ce type de processus. On voit bien, sur la photo du haut, ce qu’a été la végétalisation d’une île initialement graveleuse et dépourvue d’arbustes et arbres. Le cours d’eau se trouve "contraint" d’auitant que la progression alluvions + végétaux est constante par eaux basses et moyennes. La photo du bas montre le même site en crue ; il est à prévoir que des arbres vont être emportés et que des alluvions vont être charriés vers l’aval. Ce qui était un site d’alluvionnement devient pour quelques heures un site d’érosion ; mais ces quelques heures vont laisser des traces qui, éventuellement dureront plusieurs années...