Toute l'information par thème - Détailtravaux hydrauliques Enrochements anti-crues sur l’ArnetteArnette
Article publié le 10 mai 2005 par GEODE Affluent du Thoré, et descendue du Pic de Nore (point culminant de la Montagne Noire), l’Arnette a subi de plein fouet la grande averse de novembre 1999. Son bassin de 75 km² a reçu autour de 300mm en 24, générant un pointe de crue de 230 à 240 m3/s (estimation DIREN et autres estimations) ; et ce, bien que son bassin-versant soit boisé à 85% (ce qui veut dire que lors des averses exceptionnelles, les forêts s’avèrent de peu d’effet sur les ruissellements.
L’aval de l’Arnette a subi des érosions intenses, menaçant des bâtiments de la zone industrielle dite de la Molière.
Pour stabiliser le lit, des enrochements ont été réalisés après avoir largement ouvert le chenal actif, dont la section s’est vue triplée, pour éviter les débordements en ce tronçon.
Le enrochements ont été disposés sur le côtés (berges) et cimentés, mais aussi en fond de lit.
Les photos placée en pièces attachées montrent plusieurs choses à ce sujet :
le faible débit habituel de cette rivière ne saurait occuper la totalité du fond du lit mineur nouvellement aménagé. Pour éviter le phénomène de cloaque, les réalisateurs ont ménagé un petit chenal, au centre du lit mineur, qui concentre la totalité des écoulements d’étiage, laisant, sur les côtés, un platin à sec.
Les enrochements, par ailleurs, sont solidifiés et solidarisés par des injections de béton dans les interstices qui séparent les blocs. La rugosité reste forte, mais l’érosion ne doit pas enlever les blocs, comme cela avait le cas lors de la crue de novembre 1999.
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