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Culture du risque

Adaptation de l’habitat ancien à l’inondation

vallée de la Garonne

Article publié le 1er juin 2005
par GEODE

Parmi les éléments dont dispose la société pour la prévention des dangers d’inondation, il y a lieu de prendre en compte la façon par laquelle "les anciens", ayant connaissance des secteur habituellement inondés, construisaient sur des sites un peu plus sécurisés. Certes, dans les grandes plaine alluviales, à riche terroir agricole, il n’y avait pas de raison suffisante pour ne pas investir le territoire : il fallait être présent. Et dans ces conditions, les moindres bombements topographiques étaient les bienvenus, sachant que les crues ne dépassent pas plusieurs mètres d’épaisseur d’eau. C’est le cas des "mattes" ou terrats", en vallée de Garonne, sur lesquels on trouve éventuellement les maisons dans la plaine inondable. Certes, il faut que les habitants acceptent l’isolement provisoire, la matte étant transformé en île pendant un jour ou deux. Il faut qu’ils acceptent aussi l’inconvénient d’être inondés par crue exceptionnelle (une fois tous les 30 ou 50 ans...) Mais cela se fait généralement sans panique, et sans victime physique. La culture du risque, le fait de le cotoyer et non de l’ignorer sont, à ce point de vue, d’un enseignement intéressant. La photo en pièce jointe montre un exemple non loin de Castelsarrasin (82)