Avertissement
Ce site a été créé dans le cadre d’un Projet cofinancé par l'Union Européenne - Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), sur la période octobre 2002 – décembre 2005.
Certains partenaires du projet continuent à alimenter des rubriques du site, qui est une vitrine de leurs activités; d’autres rubriques ne sont plus mises à jour et comportent donc un risque d’obsolescence.
Aquadoc France

Toute l'information par thème - Détail


subtilités métrologiques

Maximums journaliers et maximums instantanés

Dadou, Argentdouble

Article publié le 22 juin 2006
par GEODE

MAXIMUM JOURNALIER ET MAXIMUM INSTANTANE ANNUELS

Des subtilités métrologiques

Dans la quasi-totalité des cas, le maximum instantané annuel des cours d’eau constitue le pic de la crue qui génère aussi le maximum journalier de l’année. Au niveau de la répartition saisonnière et mensuelle des crues, ces deux notions se chevauchent donc le plus souvent. Exceptionnellement, cependant, il peut ne pas en être ainsi : en 1971, sur l’Argentdouble à Caunes-Minervois, il faut attendre le 31 décembre à 24h pour avoir le débit instantané le plus fort de l’année, 10,65 m3/s (la crue culminera le lendemain). Le débit moyen de la journée du 31 s’établit à 5,65 m3/s ; mais on trouve une valeur journalière plus forte (6,40) le 24 avril de cette même année... En fait, la crue du 31 décembre ne s’étant manifesté à Caunes de manière vigoureuse qu’en fin de matinée, la moyenne journalière se trouve un peu pénalisée par les débits relativement modestes des 10 ou 12 premières heures... Le pic de cette crue est répertoriée au compte de l’année suivante, d’où des confisions possibles dans le recensement. Second exemple : fin février 1983, le Dadou, affluent de l’Agout, département du Tarn, est en crue. Les moyennes journalières du débit à St-Jean-de-Jeannes passent de 3,55 m3/s le 26 février à 5,10 le 27, et à 11,5 le 28. Le lendemain, 1er mars, on monte à 13,3 m3/s ; puis c’est le déclin. Ce dernier chiffre de 13,3 m 3/s constitue le débit journalier le plus fort de l’année. Mais la valeur instantanée maximale - c’est-à-dire la pointe de crue- s’est présentée dès le 28, avec 19,6 m3/s... On a donc affaire à un léger décalage, lié à la forme de l’hydrogramme, qui suffit à créditer de la crue annuelle soit le mois de février, soit le mois de mars, suivant le critère retenu... ce qui peut « peser » dans l’examen de la répartition saisonnière des crues... Affaire à fouiller !

L’équipe GEODE