Avertissement
Ce site a été créé dans le cadre d’un Projet cofinancé par l'Union Européenne - Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), sur la période octobre 2002 – décembre 2005.
Certains partenaires du projet continuent à alimenter des rubriques du site, qui est une vitrine de leurs activités; d’autres rubriques ne sont plus mises à jour et comportent donc un risque d’obsolescence.
Aquadoc France

Toute l'information par thème - Détail


brevet - conception technique

Compteur de durée et hauteur de submersion

René-Claude BRUNET et François GAZELLE

Article publié le 30 septembre 2009
par GEODE

A signaler, dans le cadre de la rubrique crues et inondations d’Aquadoc, la mise au point (déjà ancienne, mais peu connue), d’un système de comptage des durées et des hauteurs de submersions. Au départ, l’initiative en revient à un professeur de l’IUFM de Mont-de-Marsan, René-Claude Brunet, dans le but de pouvoir récolter certaines données hydrométriques lors des submersions de la plaine de l’Adour ; et ce, dans le cadre de la préparation de sa thèse d’écologie à Toulouse. Son directeur de recherche François Gazelle a participé à l’exploitation fonctionnelle de l’appareil, qu’il a fait connaître tout d’abord dans une note technique parue dans « La Houille Blanche », revue internationale d’hydraulique et d’hydrologie, puis en initiant une procédure de type brevet auprès de l’INPI dans le seul but de porter ce matériel à la connaissance d’éventuels utilisateurs. Cet appareillage - effectivement - n’est pas seulement théorique ou présenté « sur le papier » ; il a été mis en place et a fonctionné dans les barthes de l’Adour. Sans se substituer aux limnigraphes ou aux radars, son intérêt est de pouvoir remplacer la présence humaine dans des zones inaccessibles lors des inondations, et recueillir des données sur la durée de submersion à différentes hauteurs.

Le principe est le suivant : il est constitué d’un circuit électronique alimenté par une pile de 1,5 V, placé dans un tube de verre épais. Il est relié au milieu extérieur par un faisceau de câbles munis de capteurs, lesquels sont fixés à trois niveaux d’observation choisis par l’opérateur, par exemple à 30, 80 et 150cm au-dessus de la topographie naturelle, le support de fixation pouvant être un poteau, un arbre, un mur... L’appareil est muni de 3 petits compteurs électrolytiques de forme tubulaire (voir figures jointes) fonctionnant selon le principe de l’électrolyse à anode soluble. Un index se déplace sur les graduations des tubes, lesquelles correspondent à des pas de temps préétablis et étalonnés, pouvant aller de quelques heures à 5000 heures. C’est l’eau qui établit le contact entre les deux pôles (puisqu’elle est toujours plus ou moins minéralisée), dès que l’inondation atteint le niveau des capteurs. Et d’après le déplacement des index, on peut connaître les durées de submersion aux trois niveaux considérés. Cet appareil a été testé aux abords de la confluence de l’Adour et du Louts (10km en amont de Dax) et a montré sa fiabilité.